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Immobilier Addoha

Le top management du groupe Addoha lors de la présentation des résultats 2014. Ph. Saouri

Après les 80 milliards de DH investis depuis 1995, le promoteur immobilier envisage de mobiliser environ 5 milliards de DH par an d’ici 2017, tout en rationalisant ses activités pour améliorer sa trésorerie et son endettement.

 

Plus de liquidité et moins d’endettement. Cet objectif du Plan Génération Cash, mis en oeuvre cette année, est loin de freiner l’appétit du groupe Addoha pour les investissements. Le promoteur immobilier marocain compte, en effet, investir environ 15 milliards de DH entre 2015 et 2017, dont plus de 4,5 milliards cette année, selon une déclaration au «Matin Éco» de Anas Berrada. Le directeur général délégué du groupe, chargé du pôle Ressources et Finances s’exprimait le 7 avril à Casablanca, en marge de la présentation des résultats 2014 et du premier bilan du Plan Génération Cash. «Nous sommes le leader de l’immobilier au Maroc et même en Afrique et nous comptons le rester. Nous avons investi 80 milliards de DH depuis notre lancement, en 1995, dans le logement social. Hors auto-constructions, notre part de marché s’élève à plus de 40% au Maroc», s’est félicité le PDG du groupe Addoha, Anas Sefrioui. Selon lui, depuis 2006 - année où le groupe avait élargi ses activités à d’autres villes que Casablanca -, Addoha est monté en puissance pour produire et commercialiser en moyenne 25.000 logements par an, ces dernières années.

«Ce sont donc 200.000 unités produites et livrées jusqu’ici par le groupe au profit des familles marocaines», a-t-il ajouté. Les perspectives sont encore prometteuses. «Le foncier c’est le nerf de la guerre de notre métier. Là où il y a de l’opportunité, nous allons la saisir. Le groupe dispose d’une réserve foncière de près de 5.000 hectares et il n’est contraint à aucune cession d’actifs parmi cette réserve pour se désendetter. Le groupe procède à son désendettement d’une manière progressive grâce au caractère amortissable de l’emprunt obligataire réalisé», détaille Sefrioui. Et de soutenir que son groupe est confiant dans l’avenir avec les perspectives de développement en Afrique, mais aussi localement. «Notre plan stratégique nous permettra de rationaliser nos activités, d'améliorer notre trésorerie et de baisser sensiblement notre endettement d’ici 2017 pour que, à cet horizon, nous repartions avec des fondamentaux plus solides. Le groupe est loin de connaitre une crise d’autant plus que l’immobilier a de l’avenir. 
Rappelez-vous que le besoin en logement au Maroc s’élève actuellement à 600.000 unités. À cela s’ajoute une demande supplémentaire de 100.000 logements par an», a souligné Sefrioui. Selon lui, la stratégie aujourd’hui repose notamment sur une politique commerciale plus agressive. L’objectif est de vendre environ 100 logements par jour afin d’accélérer la vente des stocks de produits finis.

En parallèle, tant que les anciennes tranches n’auront pas atteint un taux de commercialisation de 100%, le lancement de nouvelles restera en stand-by. «Nous sommes aussi à l’écoute de nos clients et nous avons bien reçu leurs doléances sur certains projets. Il était difficile pour nous de contrôler unité par unité la qualité de 25.000 logements produits et livrés par an, d’autant plus que la construction est confiée à des partenaires sous-traitants. Globalement la qualité est assurée, mais pour la renforcer nous avons créé notamment une centrale d’achat afin que les constructeurs n’utilisent que les matériaux et fournitures contrôlés par le groupe», assure le PDG.

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