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Abderrazzak Benchaâbane

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Après sa réussite dans la restauration des jardins Majorelle à Marrakechen 1998, la rénovation en 2002 du musée d’art islamique qu’ils abritaient, la création en 2007 du festival Jardin’Art et de la biennale d’art contemporain à Marrakech en 2008, Abderrazzak Benchaâbane a continué son œuvre d’ingénieur culturel en ouvrant le Musée de l’art de vivre à Marrakech en 2010 puis le musée de la palmeraie consacré à l’art contemporain en 2011. 

Ce professeur à l’université Cadi Ayyad et fondateur de musées privés poursuit son action en participant à enrichir la destination Marrakech de nouveaux lieux de médiation culturelle et renforcer l’offre de la ville ocre en matière du tourisme culturel.

Abderazzak Benchaâbane est aujourd’hui consulté par de nombreux investisseurs qui souhaitent ouvrir des musées au Maroc ou y créer de nouveaux produits culturels. Il a été décoré en 2006 de la grande Médaille d’Or et de Vermeil par l’Académie des Sciences, Arts et lettres en France.

L’annonce officielle de la création de la fondation nationale des Musées du Maroc et la nomination par SM Roi Mohamed VI en décembre dernier de son président Mehdi Qotbi ainsi que les réactions qu’elle a suscité ont été pour eMarrakech l’occasion de donner la parole à ce grand défenseur de l’art et du patrimoine marocain et de le faire réagir sur cette actualité culturelle au Maroc.
 
La  création de la fondation nationale des musées et la nomination à sa tête d’un artiste  peintre en l’occurrence Mehdi Qotbi a remis au gout du jour la question de la tendance ascendante, que connait la création de musées, ces derniers temps au Maroc, que pensez-vous de cet élan?

Vous savez que la plus part des musées du Maroc ont été créés sous le protectorat français. Le Maréchal Lyautey, y était pour beaucoup. Dans le contexte de l’époque, le souci des fondateurs de ces musée était l’urgence de trouver des lieux, souvent d’anciens riads ou Kasbah de la noblesse marocaine, pour y est exposer des collections d’objets représentatifs des arts décoratifs (Dar Si Saïd à Marrakech, Palais Batha à Fès ou les Oudaya à Rabat).

Après l’indépendance du Maroc, la culture est restée longtemps le parent pauvre de l’administration marocaine. Il y avait certes par ailleurs d’autres priorités. On a construit de nouveaux hôpitaux, des écoles, des universités… Mais la création de nouveaux musées était restée, domaine négligé.

J’estime qu’un peuple sans musées est un peuple sans mémoire. Posséder des musées n’est ni un luxe, ni un truc de riches. C’est de la question de l’identité culturelle qu’elle s’agit. En ce domaine, le Maroc a accumulé beaucoup de retard. Et je suis ravi de voir enfin qu’en hauts lieux  il y a un regain d’intérêt très significatif.
 
L’ouverture de la bibliothèque de Rabat est une réalisation qui va droit dans ce sens et prouve que le Maroc peut aussi réussir de grands  chantiers dans le domaine de la culture. Le musée national de Rabat viendra renforcer, lui aussi, l’offre culturelle de la capitale.

La création de la fondation nationale des musées me parait dans l’ordre naturel des choses. Il fallait doter le Maroc d’un organisme qui aurait une stature et force juridique, scientifique et  financière, lui permettant de mettre en application une feuille de route qui rehausserait le  niveau des musées existants et qui en créerait de nouveaux et ce au bénéfice du rayonnement du patrimoine marocain. Il y a tant de collections d’objets d’art marocain qui n’attendent que d’être mises en valeur. Il est inadmissible que de tels joyaux de l’art marocain moisissent dans les réserves. Il s’agit d’un trésor dont chaque marocain doit être fier et mérite d’être  dépoussiéré et accueilli dans un écrin à la hauteur de sa véritable valeur.
 

Comment évaluez-vous l’intérêt grandissant de certains établissements publics notamment le département du tourisme, pour la création de musées au Maroc?

Il y a d’abord le secteur privé qui a commencé, il y a quelques années, à ouvrir des musées (Belghazi à Bouknadel  et à Fès, Forbes à Tanger, la maison Tiskiouine à Marrakech, Oulad Driss à Mahamid…), des institutions nationales ( le musée de l’armée, celui de Banque Al Maghreb ou Barid Al Maghreb à Rabat) puis la société civile s’y est mise aussi (la fondation Omar Benjelloun à Marrakech, le musée du judaïsme marocain à Casablanca, l’éco-musée de la Maâmoura à Rabat, le projet du CNDH comme vient de l’annoncer son président Driss El Yazami le 22 janvier 2012 à Ouarzazate. Ce dernier travaille sur l’idée de transformer certains lieux de détention sous les années de plomb en lieux de mémoire. La fondation du Grand Ouarzazate nourrit, elle aussi, l’idée de créer un grand musée pour la région Draâ-Tafilalet. 

L’état a par ailleurs des projets ambitieux en ce domaine. Après le musée national à Rabat consacré à l’art contemporain, l’ex-ministre Znagui avait présenté devant SM le Roi Mohamed VI lors des assises nationales du tourisme tenues à Marrakech en 2011, dans le cadre de la vision 2020, le projet ambitieux du Musée de Tanger. La ville du détroit est la porte de l’Afrique et le site est bien indiqué pour accueillir un tel projet auquel le musée quai Branly à Paris semble apporter son soutien et son expertise. Dans cette même vision il y a un projet de mise en valeur de certaines Kasbah du sud du Maroc. Il y a donc une dynamique qui est, me semble-t-il, voulue et encouragée par SM le roi. La création de la fondation nationale des musées sera l’outil de réflexion et d’expertise pour garantir plus de réussite à tous ces projets.
 

 
Spécialiste de la question culturelle, vous êtes vous-même créateur de musées, cela requiert-il une large expertise  pour réussir un tel projet de musées au Maroc ? Que faut-il avoir pour y arriver, beaucoup de fonds ?, des cartes visites?..

Il faut d’abord de la passion et une ferme volonté de croire dans la place de culture dans le développement humain dans notre pays. Vous savez que je viens du privé. Je considère alors le musée et tout autre projet culturel comme une entreprise avec un investissement, un fond de roulement, un business plan, une obligation de résultats pour ne pas dire des bénéfices. Je crois à l’économie de la culture car je sais, par ma modeste expérience, que la culture peut générer de la richesse, créer des emplois, sans oublier qu’un projet culturel, tel un musée, a la noble mission d’utilité publique et peut jouer un rôle éducatif et social sans négliger le sentiment de fierté nationale que ressentent les peuples qui arrivent à partager avec le monde leurs valeurs culturelles dans des beaux musées que des millions de touristes ne font le voyage que pour aller découvrir ce patrimoine bien sauvegardé  et exposé dans des normes muséographiques internationales. C’est à mon avis dans cette vision que doit s’engager chaque créateur de musée que ce soit un privé, l’état ou une association. Il va de soit que l’expertise, l’ingénierie culturelle, l’originalité du projet ne feront que garantir et optimiser le résultat attendu.
 
Pour conclure, il faudrait se donner les moyens. En ce domaine, la concurrence à l’international est rude. Je pense qu’un pays peut aussi être mieux considéré et envoyer un message fort et une image positive de lui-même par la qualité de l’offre culturelle qu’il propose, miroir de la grandeur de sa civilisation et du génie de son peuple.
 

Vos efforts dans la création de musées vous ont valu les félicitations du souverain, dans quelles circonstances au juste cela est il-arrivée ?

Suite à l’ouverture du musée de l’art de vivre à Marrakech en Mars 2010, j’ai eu l’honneur de recevoir de SM le Roi Mohamed VI  une lettre de félicitation que le Conseiller de Sa Majesté SE André Azoulaym’a remis au cabinet royal. J’ai compris ce jour mieux l’intérêt que le Souverain portait à la création de nouveaux musées au Maroc et son soutien de l’action culturelle privée au Maroc. C’est d’ailleurs ce qui m’a encouragé à ouvrir le musée de la palmeraie, un lieu dédié à l’art contemporain. Il y avait dans le message de SM le Roi un signe très fort et une réelle volonté de soutenir ceux qui souhaiteraient contribuer au rayonnement  de la culture et du patrimoine nationale auprès du public marocain et de nos visiteurs étrangers.
 

Fini l’époque des petits bricolages
Quelle lecture faites-vous  de la vision en hauts lieux de la question des musées au Maroc ?

L’intérêt en haut lieu pour la question des musées au Maroc est à saisir comme un moment historique de l’histoire du Royaume. Le Maroc se réapproprie aujourd’hui plus que jamais son patrimoine. C’est une action d’utilité publique comme l’enseignement ou la santé. Le marocain a le droit à la culture et nos enfants doivent connaitre et être fiers de leur patrimoine et de leurs artistes. Seuls les musées sont capables de remplir cette mission. Ceux réalisés sous le protectorat sont aujourd’hui dépassés et ne correspondent plus au standard international. Ils ne peuvent pas, dans l’état actuel où ils se trouvent aujourd’hui, remplir efficacement leur mission. Il fallait une grande décision pour sortir de cette impasse. Cela va dans la droite ligne de la philosophie du nouveau règne. Dans la culture comme d’ailleurs dans l’industrie ou le tourisme, il faut des projets structurants et des chantiers ambitieux.Fini l’époque des petits bricolages ; personnellement je ne peux que me féliciter de la chance qu’à aujourd’hui la culture marocaine devant elle pour participer et accompagner le Maroc dans sa démarche de développement.
 

Disposons-nous au Maroc des compétences requises, en qualité et en nombre, pour la création  et la gestion de musées et autres espaces de la culture ou  bien avons-nous encore besoin de coaching étranger ?

On ne peut pas construire des ponts sans ingénieurs ou construire des avions sans former des pilotes et le personnel naviguant et au sol. La question de l’ingénierie culturelle se pose très sérieusement au Maroc en ce moment plus que par le passé. Nous manquons cruellement d’ingénieurs culturels au Maroc. Pour garantir la réussite de cette vision en matière de politique de musée, il va falloir s’entourer de compétences et travailler dès maintenant sur l’aspect de la formation. La question du renforcement de la formation dans les métiers de la culture est à prendre désormais au sérieux. Elle est primordiale. Il va falloir surtout ne lésiner, sous aucun prétexte, sur l’excellence en ce domaine.

L’expertise étrangère est à mon avis souhaitable dans un premier temps. Elle permettrait de gagner du temps, former les équipes et permettre aux musées marocains et à leurs équipes d’entrer en contact avec d’autres réseaux et bénéficier ainsi de leur savoir faire, voire même mettre en place des partenariats pour l’avenir. La muséographie comme l’industrie évolue tout le temps et les musées du Maroc ne doivent pas ignorer ce fait. Dans ce domaine, l’ouverture sur l’étranger ne doit être perçue comme une faiblesse mais plutôt comme une force et une opportunité à saisir.
 

Une oeuvre de Farid Belkahia
Une oeuvre de Farid Belkahia
L’expert en la matière que vous êtes, est souvent consulté par des opérateurs étrangers pour leurs projets de musées au Maroc ? Que leur conseillez-vous ?

Il m’arrive de recevoir des investisseurs qui cherchent de nouvelles idées et concepts pour investir au Maroc, Les musées étant une niche encore négligée par les marocains, ils essaient d’étudier la question pour prendre une grande part, peut être, du marché. C’est vrai qu’après l’hôtellerie, le textile, l’industrie, l’enseignement privé ou même l’artisanat, certains investisseurs étrangers pensent que l’écologie ou la culture peuvent générer des bénéfices et qu’il y a là une place à prendre. Personnellement, je nous souhaite pas qu’un jour nos enfants ne soient obligés voir un tapis de l’Atlas, une poterie de Tamghrout, une broderie de Tétouan ou d’Azemour ou que pour pouvoir admirer des peinture de Hassan El Glaoui , Farid Belkahia, Mahi Binbine ou Mohamed Melihi  d’aller dans un musée sur le sol marocain mais tenu par un opérateur économique étranger. Je pense qu’une prise en main par le Maroc de sa propre question culturelle est urgente. L’identité d’un peuple est une affaire sensible et très sérieuse. Pour y parvenir, il faut doter le pays de structures culturelles, de ressources humaines et de moyens pour que les marocains restent eux-mêmes les gardiens de leur propre patrimoine et mémoire collective.

Je suis convaincu que cette question de la préservation de la mémoire collective et de l’identité culturelle ne peut être déléguée à un tiers ou faire l’objet d’une sous-traitance.

Rappelez vous que le Maroc a été dépouillé de son patrimoine  pendant des années par des pseudos antiquaires et des prédateurs et marchands d’art peu scrupuleux. Ils ont  exporté vers l’étranger des jouaux du patrimoine marocain qui se retrouvent aujourd’hui dispersé chez des collectionneurs à travers le monde. Ces jouaux apparaissent d’un temps à l’autre dans des ventes publiques mais à   quels prix ? J’espère que grâce à cette nouvelle dynamique cette hémorragie cesserait et  que de nouvelles règles régiront la circulation des œuvres et objets d’art marocains.
 

J’espère que l’on dépasserait vite cette focalisation stérile sur cette nomination et qu’on se mettrai vite au travail.
J’espère que l’on dépasserait vite cette focalisation stérile sur cette nomination et qu’on se mettrai vite au travail.
Revenons à la fondation nationale des musées, la nomination de monsieur Mehdi Qotbi a donné lieu à des polémiques aux multiples facettes, constitutionnelle par exemple, sur qui, d’entre le roi ou le chef du gouvernement, avait le droit,  selon la nouvelle constitution, de choisir le président de la fondation ? Trouvez-vous cela fondé ?

Personnellement, je ne pense pas que le nouveau chef de gouvernement, fraichement nommé, aurait était défavorable à une telle nomination Royale.  Je pense que c’était une question d’homme mais je pense que l’élément confiance a beaucoup joué dans cette décision et ceci est important. Nul n’ignore que Mehdi Qotbi a déjà rendu de nombreux services à son pays. On peut ne pas être d’accord. Mais à quoi nous avancerait une telle polémique. Mehdi Qotbi, d’après ce que je sais, ne travaillera pas seul. Je pense qu’il est ouvert et saura s’entourer de compétences. Les textes fondateurs de la fondation sont d’ailleurs très clairs et ont prévu tout l’arsenal juridique pour la bonne marche de cette institution. Un comité de suivi constitué de compétences sera nommé et donnera les grandes orientations comme il veillera sur le respect de la feuille de route et des orientations et missions de la fondation. Un bureau sera mis en place et comme toute fondation des audits et des contrôles et recadrages seront faits. Je pense que dans cette affaire la transparence sera de rigueur. On ne gère pas une fondation nationale comme on gère sa propre boutique.

J’espère que l’on dépasserait vite cette focalisation stérile sur cette nomination et qu’on se mettrai vite au travail. Chacun peut faire connaitre son avis et participer à un débat constructif en faisant des propositions de travail qui feraient avancer et enrichir la mission de la fondation. Nous avons besoin de fédérer les forces pour faire avancer le projet. Rien ne peut être réalisé dans un climat sans sérénité.

Je pense que quelque soit la personne qui aurait été nommée à la tête de cette fondation, elle aura été consciente de la dimension de sa charge. Il y a sûrement derrière cette nomination une obligation de résultat. Le défi est grand et beaucoup de travail attend.
 

 
Dans le milieu artistique  et les médias aussi, on est beaucoup revenu sur cette nomination, le milieu artistique n’aime-t-il pas les nouvelles formules? Que se cache t-il, à votre avis, derrière tout ce frémissement et toute cette agitation?

Je crains qu’il y eu un malentendu. La fondation nationale des musées du Maroc est la fondation de tous les musées. Il ne s’agira pas uniquement de la peinture mais des autres volets du patrimoine marocain.

J’entends la crainte, l’amertume ou la méfiance qui seraient l’origine de toute cette agitation comme vous dites. Mais je pense que les fondateurs de cette institution ont du murement pensé à la préserver de tout esprit de clientélisme et de ceux qui ne voient dans l’art que son aspect de marché spéculatif.

Je ne comprends pas pourquoi ceux qui critiquaient, il y a un temps, les grands Festivals comme Mawazine de Rabat ou le festival Gnawa d’Essaouira pour leur caractère dépensier et éphémère, critiquent aujourd’hui une politique qui vise à doter le Maroc de structures culturelles durables.

J’ai suivi avec intérêt les réactions suscitées chez les uns et les autres suite à cette nomination. A mon avis nous avons tout intérêt à placer ce débat à un autre niveau. Je ne sais pourquoi cela me rappelle l’époque où SM Feu Hassan II a lancé sa politique de barrages. On l’a beaucoup critiqué sur le choix des sites et de collaborateurs qui l’entouraient. Mais qui pourrait dire aujourd’hui que SM Feu Hassan II s’est trompé. Tout le monde reconnait  qu’il était plutôt visionnaire. Grâce à cette politique de barrages, le grenier du Maroc est bien fournit. Il suffit de regardez les étalages des fruits et légumes dans nos marchés. C’est grâce à cette politique, critiquée à l’époque de sa mise en œuvre, que la sécurité alimentaire des marocains est aujourd’hui assurée. N’y a-t-il pas là un exemple à méditer ?

Je pense que les artistes marocains et les acteurs culturels de notre pays peuvent faire confiance à cette nouvelle  politique culturelle voire même se l’approprier eux-mêmes en la nourrissant de leurs idées et propositions. Au lieu de faire uniquement de la résistance, faisons de la participation et proposons des idées et des pistes de travail. Je souhaite surtout  que l’on reste en éveil et que la vigilance soit de mise à chaque instant pour qu’aucun dérapage ne vienne nuire ou détourner de sa véritable mission cette noble initiative. Je pense que la fondation des musées du Maroc  fait entrer pleinement le royaume dans la cour des grands en matière de création de Musées et de valorisation des artistes marocains tout en plaçant le Maroc parmi les pays avant-gardistes dans la conservation du patrimoine culturel.
 
Avec cette dynamique et grâce à cette nouvelle approche, notre pays a toutes les chances de devenir pour beaucoup d’autres pays en Afrique et dans le monde arabe le modèle à suivre. 
Peut-être que je rêve, mais seul le temps nous le dira.
 
 Propos recueillis par eMarrakech
 Sources : lemag.ma/
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Mehdi Magroud
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